Système productif local
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Définitions[modifier]
Au moins trois axes semblent à même de caractériser les dynamiques internes de l'ensemble des notions abordées[2] :- ce sont des aires spatiales délimitées par des frontières naturelles, qui peuvent être politiques, culturelles ou sociales.
- à l’intérieur de celles-ci, l’activité concerne une ou plusieurs industries attachées.
- l’activité économique, à savoir les résultats sous forme de produits et d’innovations, devrait dépasser de façon significative le niveau qui pourrait être attendu au regard des circonstances exogènes données (présence de matières premières, activité économique ne dépendant pas de l’industrie considérée, firmes concurrentes extérieures au système productif localisé).
« une organisation productive particulière localisée sur un territoire correspondant généralement à un bassin d'emploi. Cette organisation fonctionne comme un réseau d'interdépendances constituées d'unités productives ayant des activités similaires ou complémentaires qui se divisent le travail (entreprises de production ou de services, centres de recherche, organismes de formation, centres de transfert et de veille technologique, etc.) »[4].
Ils sont un ensemble caractérisé par la proximité d'unités productives au sens large du terme (entreprises industrielles, de services, centres de recherches et de formation, interfaces, etc.) qui entretiennent entre elles des rapports d'intensité plus ou moins forte[5]. Le SPL est un ensemble d’entreprises gravitant autour de la même filière, d’un savoir faire ou d’un produit et implanté dans un secteur d’activité, une région ou un bassin d'emploi. Il permet de mutualiser, de développer et d’innover en créant une dynamique de réseau.
C’est avant tout les liaisons locales entre acteurs qui insufflent les dynamiques du système productif localisé. Ces relations sont entretenues selon Brenner[6] par le jeu de cinq principales variables. Il s’agit des firmes (la principale source de l’activité économique), le marché du travail, un marché capitaliste (local s’ajoutant à celui de l’économie globalisée), les institutions académiques (universités et organismes de recherche), et les politiques déterminant les infrastructures et l’attractivité de la région. À partir de ces éléments constitutifs, l’évolution du système productif localisé procède de six mécanismes distincts :
- Le capital humain non transférable pour la R&D demande d’une part des employés expérimentés (trouvés sur le marché du travail) et d’autre par la création d’expériences (formations propres à l’entreprise, ou carrières). Cette source peut être créée par une entreprise et réutilisée par une autre dans la mesure où cette dernière fait appel au même fond de connaissances. Ceci est spécialement important pour la création de start-up et de jeunes PME.
- Le capital humain non transférable pour la production est essentiellement présent dans les systèmes productifs localisés artisanaux. Dans ces circonstances, les connaissances tacites de la pratique d’un corps de métier ont un rôle important.
- Les externalités de connaissance apparaissent sous de nombreuses formes. Elles peuvent être une source d’innovations permettant d’augmenter la productivité et la compétitivité. Cette amélioration propre à une entreprise peut s’étendre ensuite à d’autres firmes du système productif localisé. Alors de nouvelles retombées, la création d’un capital humain non- transférable (…) sont possibles. Malgré tout, ces boucles rétroactives sont limitées par la capacité des entreprises à entretenir des relations (contacts, partenariats, …) avec le SPL.
- Plus il existe des dépendances mutuelles et synergies des entreprises, plus les possibilités de coopération existent, plus d’autres entreprises auront tendance à se localiser au même endroit (à nuancer selon les cas). On peut retrouver le même phénomène lorsqu’il y a spécialisation (par concentration d’un type d’entreprises qui attirent des fournisseurs spécifiques) et coopération (comme vu précédemment). Dans le cas d’entreprises en réseau, il s’emblerait que cela constitue un avantage pour les entreprises concernées mais pas pour le SPL.
- En ce qui concerne l’accumulation locale de capital, le réseau local joue un rôle important. En effet, les PME et les start-up sont financées plus particulièrement par les capitaux locaux sur des domaines où existent des connaissances et informations, ce qui est facilité lorsqu’elles s’insèrent dans un réseau d’entreprises similaires. L’agglomération d’entreprises permet alors la création de start-up, renforçant l’accumulation de capital local.
- Le dernier point concerne les retours d’opinions publiques. Le réseau local joue encore un rôle important dans ce domaine en permettant aux entreprises d’avoir une influence politique dans une région (directement ou par le biais des employés). D’un autre côté, les politiques de soutien vont attirer de plus en plus loin les entreprises, ce qui augmente l’influence de ces entreprises dans les politiques futures. Enfin, si la population locale identifie les entreprises majeures, son attitude par rapport à celles-ci peut procurer des avantages (recrutement des meilleurs employés de la région).
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